Macron ouvre la porte à la réforme du droit du travail

Avec son arrivée à l’Elysée, Emmanuel Macron veut installer le renouveau, en faisant le premier pas avec la réforme du droit du travail. Il compte bien donner plus de souplesse aux entreprises et réduire à maximum le taux de chômage. Une concertation avec toutes les organisations syndicales est prévue d’ici quelques semaines dans un esprit de réconciliation nationale, mais aussi pour améliorer la relation entre administration et entreprise.

Les principes prônés par la réforme

Le contenu de la réforme demeure encore flou pour le moment, mais tout ce qui a été dévoilé, c’est que l’il serait basé sur 3 grandes lignes à savoir la primauté de l’accord entreprise. Dans une entreprise, si une proposition n’obtient pas l’aval de l’accord syndical, elle devrait être soumise au référendum aux salariés A défaut d’un accord au référendum, la proposition serait soumise à l’accord de branche. La réforme inclut également la révision des indemnités prud’homales en cas de licenciement, le droit à l’erreur des citoyens et une fusion des instances représentatives de l’entreprise pour former une seul branche. Un projet très puissant qui reste pour le moment fictif à défaut des votes parlementaire.

Une initiative encore difficile à réaliser

Bien que ce soit un bon projet, sa mise en œuvre nécessite beaucoup de démarches. Le nouveau président veut en effet légiférer par voie d’ordonnance, pour tenter de mettre rapidement en vigueur la réforme, étant donné que la constitution en son article 38 lui permet d’agir de cette manière. Mais, soyons réaliste, la réforme ne peut aboutir que s’il détient une majorité au sein du parlement. C’est la chambre des représentants qui va donner l’autorisation expresse au gouvernement pour procéder à la réforme par le biais de la loi d’habilitation, un projet de réforme qu’elle va ensuite examiner et voter. L’avenir du programme Macron reste incertain et repose entre les mains des parlementaires.

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sebastien